12 semaines pour y arriver et me voici au départ de ce marathon. (à droite sur la photo)
Un petit salut à Bonobo reconnu à sa silhouette longiligne et entrée dans le sas de départ vers 9h. 2' plus tard je m'aperçois que ce n'est pas le mien donc à coup de "pardon, excusez moi, pardon, excusez moi" je regagne mon sas et là sur la gauche deux débardeurs Athlète Andurance : "salut, ça va", je suis tellement dans ma course que je ne pense même pas à demander les noms, donc je ne sais pas qui c'était.
Mon coach voulait que je parte pour 3h 12, 3h 13 donc en avant.
A ma montre, le 1er km : 4'55, 23" de retard sur le planning en 42 km ça se rattrappe facile.
Au 30ème km je suis toujours facile en 4'30, 4'33. 32ème km, je commence à avoir quelques douleurs dans les cuisses et immédiatement je cogite : "il faut que tu ralentisses, tu vas exploser, tu vas finir 6' au km", je marche 1' pour avaler 1 gel coup de fouet qui, je l'espère, va m'en donner un. Je repart en me disant qu'à 5' au km je bat mon record de presque 2'40 donc basta. J'ai le rythme imprimé dans les jambes et ne réussis pas à faire moins de 4'40 au km.
Au 39ème km, j'entends le ballon des 3h15 encourager ses suiveurs, donc non, il ne me doubleront pas : je fais les 2 km suivant en 4'30 au km, ils me rattrapent et me doublent, je ralentis par peur de ne pas finir et me dis : "t'es c............, il te reste 1km, serre les dents, pense au petit qui sera là dans un mois et accroche toi". Brusquement toutes les douleurs s'effacent et je fais le dernier km en 4'20.
Résultat 3h14' 15" soit 3'30 de mieux que mon record sur distance, heureux mais déçu de ne pas avoir eu assez de confiance pour résister.
Je cherche une pancarte Athlete Andurance, point vu, tant pis.
J'attends mes co-voyageurs, qui arriveront pour l'un 3/4 heure plus tard et l'autre 1h 30 plus tard.
Demain le maçon viendra pour creuser les fondations et poser les chaises de la maison.